Histoire d'une manufacture, Seikosha

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Les montres japonaises sont aux montres suisses ce que les voitures japonaises sont aux voitures allemandes, aussi fiables, plus robustes et surtout plus novatrices.

D’une esthétique raffinée, la montre japonaise cible pourtant le peuple.
Le raffinement japonais est généralisé, la culture populaire en est totalement empreinte. La culture occidentale, elle, a créée la notion de luxe en réservant le raffinement à l’élite. Cela justifie en grande partie les écarts de prix entre une Rolex et une Seiko.
Jadis, les suisses reprochèrent d’ailleurs  aux japonais d’être à l’origine de la  première crise horlogère.

Il faut reconnaître que la tradition horlogère japonaise est bien plus récente qu’en Europe et aux Etats-Unis. Du reste, ce sont des marins américains embarqués sur le vaisseau du Commodore Perry en 1858 qui introduisirent l’horlogerie moderne au Japon.



L’histoire de la manufacture Seiko illustre parfaitement celle des montres japonaises, et de façon plus générale celle de toutes les innovations technologiques nées au pays du soleil levant au vingtième siècle.

C’est en 1881, dans un quartier populaire de Tokyo, qu’un modeste horloger, Kintaro Hattori, créée sa propre marque de montre Seikosha.

En 1913,  Seikosha  commercialise la première montre bracelet fabriquée au Japon, la  « Laurel »,  Hattori souhaitant également cibler le continent américain.

En 1924, la marque Seiko apparaît sur les cadrans.

Dés lors, la manufacture choisit la stratégie de l’innovation sans aucun complexe face aux prestigieux concurrents suisses.

« Toujours un temps d’avance » devient la devise de la marque, et la fabrication en interne de chacun des composant répondra à l’exigence de l’excellence.

Les « premières mondiales » ne vont cesser de s’enchainer :

1941, chronographe de poche ;

1956, montre automatique; 1958, première pendule-mère à quartz 

1964, régulateur à cristal de quartz utilisé aux JO de Tokyo 

1969, première montre à quartz de série 

1973, première montre LCD  avec affichage à six chiffres 

1976, première montre à quartz dotée d’une alarme

1975, première montre numérique multifonction au monde et première montre professionnelle de plongée en titane au monde 

1983, première montre-télévision  et première montre-bracelet au monde dotée d’un dispositif d’enregistrement des sons 

1984, première montre ordinateur 

1990, première montre de plongée équipée d’un profondimètre 

1999, le premier mouvement SpringDrive qui garantit une précision d’une seconde par jour

2005, le mouvement Kinetic , il produit sa propre énergie et peut réduire sa consommation à son minimum. Sans pile, son système générateur d'électricité intégré fonctionne grâce au mouvement du bras 

2012, première montre équipé d’un GPS solaire.

A la lecture de cette longue liste on imagine à quel point Seiko a révolutionné l’horlogerie internationale, sa place étant désormais majeure et indiscutable dans l’histoire horlogère.

Gage de véritable expertise en matière de fabrication, la manufacture est à ce jour toujours dirigée par l’un des membres de la famille fondatrice, Shinji Hattori.

Amoureux du vintage, nous avons sélectionné pour vous plusieurs montres Seiko, et notamment des montres de plongée (1971/1995).

Dans les années 60-70, la pratique de la plongée sous-marine se démocratise et de nombreuses marques produisent à cette époque plusieurs modèles de plongeuses. Toutes s’inspirant plus ou moins de la submariner de Rolex, référence incontestable. Seiko va se distinguer en proposant des modèles mécaniques simples mais très robustes.

 

 

 

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