Lui décembre 2015 en cinq points et +++

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Ce numéro est à regarder, voire à admirer plutôt qu’à lire. Je suis triste de l’absence d’ « Il était une fois… »,  Ma rubrique préférée, racontant chaque mois le roman passé d’un anti héros.
Donc peu de texte en effet mais en juste consolation de sublimes photos de jeunes femmes peu habillées qu’on trouve à la fois dans le magazine et dans le calendrier !

1. Edito - P.25
Consternant d’y lire que sur les réseaux sociaux, une partie des lecteurs ait trouvé le précédent édito trop politique. Heureusement, Beigbeder le défend tout en restant à son habitude assez insouciant. Reste qu’il conclut par « save the nipple » assez en deçà de notre moral collectif.  En même temps c’est un joli combat face à ceux qui sèment la terreur et souhaitent bâcher les femmes. Et puis les bénéfices de la vente du calendrier seront reversés à la recherche contre le cancer du sein. Je vous l’ai déjà dit le mois dernier,  Lui est magazine féministe, n’en déplaise à Emmanuelle Cosse hier, et à Anne Hidalgo aujourd’hui.

2. Entretien François Damiens - 26
L’homme a l’air fort sympathique, pour autant l’entretien n’a rien de passionnant. Un dîner entre deux potos sûrement bien fatigués. Zéro culture, pas d’anecdote croustillante, ennuyeux.

3. Entretien politique Anne Hidalgo La parisienne - P.86
Moi qui suis pour la parité, moi qui rêverais d’avoir une femme présidente, je commence sérieusement à m’interroger sur l’incarnation de la femme en politique. Pourquoi ne peuvent-elles d’empêcher de se bonnesoeuriser ?
Après Emmanuelle Cosse le mois dernier, c’est à son tour Anne Hidalgo qui n’apprécie pas l’image dégradante de la femme proposée par Lui.
Elle parle de Paris et des parisiens,  enfin de ce que tout ça est devenu.
Une ville où tout le monde devrait circuler à vélo pour ne pas polluer bien qu’ ayant un bilan carbone moyen plus élevé que le reste de la France.
Une ville où les habitants doivent pouvoir faire la fête sans avoir de bruit en bas de chez eux.
Une ville où les deux roues, sauf de collection (on ne sait trop ce que cela définit), devraient disparaître pour que ses habitants soient plus apaisés.
Bref, une politique qui m’a fait quitter Paris, alors qu’elle était mienne depuis toujours.

4. Vu par Lui Collées au mur - P.98
L’histoire des calendriers de charme  ou comment un objet inventé par le prolétariat pour se donner du baume au cœur dans les vestiaires d’usine est devenu un objet de luxe. Lorsque Pirelli décide de lancer « the Cal », il devient alors un objet très convoité.  Réalisé par les plus grands photographes, il n’est même pas à vendre, il est offert à des notoriétés triées sur le volet. Cette démarche rend l’objet rare, il est d’ailleurs revendu à prix d’or par certains heureux élus qui pourtant ne manquent pas d’argent.

5. Lecture Par tous les seins - P.114
Les seins de Simon Liberati sont magnifiques. Il nous conte sa première émotion mammaire sur une ancienne photo achetée aux puces en 1977. Au dos est écrit « Mamie Van Doren », il ne la connaît pas, il la découvre là,  pin-up concurrente de Jayne Mansfield et Marylin dans les années 50, elle a depuis sombré dans l’oubli.
La façon dont il la raconte me donne envie de serrer dans mes bras la vraie Mamie qu’elle a du devenir depuis.  En attendant que ça m’arrive, j’ai trouvé sa biographie « Hollywood flashback » que Liberati évoque avec passion et humour, je m’en délecte d’avance.

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La défonce du consommateur - P.50
Pour la télévision Serif de Samsung designé par les frères Bouroullec conçue comme un tableau d’écolier. Il est vrai qu’une télévision n’est pas belle en soi, celle-ci donne vraiment envie.

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C’est qui Lui? - P.80
Benjamin Sanchis, gossebeau et surfeur, parcourt la planète à la recherche de la plus grosse vague. Bref, un gars qui sait tromper l’ennui.

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C’est qui elle? - P.82
Mary Aiken, cyber profileuse. Bientôt incarnée par Patricia Arquette dans la dernière saison des Experts, toutes les polices du monde se l’arrachent malgré le scepticisme de la communauté scientifique.

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Les filles en couverture Les douze coups de minuit - P.120
Les filles sont un peu maigres et le papier super glacé, le résultat est superbe.
Mention spéciale à Lara, Natasha et Malgosia.

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Portrait L’attaque du porno vengeur - P.164
L’histoire d’un débile mental américain, Hunter Moore, qui aurait détruit plusieurs vies en tant que dieu du Revenge Porn sur internet. 
Activité qui consiste a balancé sur le net des sextapes à « l’issue du plein gré » des protagonistes. Plusieurs plaintes donneront lieu à une enquète. Le FBI découvre que plus de la moitié des vidéos postées sur le site d’Hunter Moore sont volées sur des ordinateurs de particuliers par un hacker salarié par lui-même.
Bonne nouvelle, Moore est allé depuis en prison et a fait faillite. Mauvaise nouvelle, il compte des dizaines de milliers de fans, dont certains sont devenus depuis des copycats.

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Le mondain anonyme - P.190
On y apprend que Yann Moix est un petit cochon pas très ragoûtant et Gaspard Proust un tombeur classe. Je l’aurai presque deviné…

Ceci n’est pas un résumé du magazine afin de vous éviter de le lire, au contraire. Addicte des « Lui » anciens que je collectionne depuis de nombreuses années, j’ai été très agréablement surprise par la qualité de la version moderne et de sa fidélité à l’esprit de la version ancienne. Mission plutôt difficile dans un contexte de crise quand on se souvient de l’insouciance des années soixante, soixante-dix et quatre-vingt. J’ai un plaisir fou à le lire, justement parce que j’y retrouve cette insouciance, sensation en voie de disparition. C’est donc un bonheur de le partager avec vous. A vos kiosques!

 

 

 

 

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