Lui mai 2016 en cinq points et +++

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1. Edito Frédéric Beigbeder - P. 15
Beigbeder nous explique pourquoi il décide de consacrer le restant de sa vie à la poésie ou comment le romantisme est mort dans un masturbateur. La masturbation du 21ème est virtuelle, moderne, High tech, autrement recherchée que celle de papa, seulement voilà, la solitude reste identique, voire beaucoup plus grande tant le contraste entre le fantasme et la réalité est vaste.
Instructif et effrayant.

2. Entretien Gus Van Sant - P.16
Echange propret et gentil avec le cinéaste Gus Van Sant que j’avais imaginé avec un peu plus de relief. Une espèce de vieil adolescent lisse, assez insignifiant. Restent quelques anecdotes sympathiques pour les cinéphiles quant à certains fonctionnements de l’industrie du cinéma, notamment lui-même ou Sofia Coppola passent des castings pour réaliser Twilight. Sans plus.

3. Entretien politique Vincent Placé - P.50
Ce type est définitivement un ovni politique. Arriviste et décomplexé, il est à l’aise avec ses idées et ça ne l’empêche pas d’avoir de véritables convictions. Le jugement qu’il porte sur Europe-Ecologie-Les Verts est d’une justesse implacable. En effet, il dénonce le sectarisme du parti qui déborde largement de la uestion écologique. Je cite : « Je ne vois pas pourquoi, pour être perçu comme écolo, il faudrait être pro-palestinien plutôt que pro-sraélien ».
Bien placé!

4. La fille en couverture Elodie Frégé - P.66
Les photos sont juste sublimes. Et elle, est juste divine. Pleine d’esprit, de profondeur, de légèreté aussi, elle est là où on ne l’attend pas. Elle a un charme fou, mi-intellectuelle, mi-sensuelle. Ce qu’elle exprime d’elle, des rapports humains, de la création artistique, de notre société est tout simplement exquis.
Je suis totalement sous le charme.

5. Enquête Les princes du cachetons - P.106
Itinéraire de trois jeunes beaufs américains devenus en très peu de temps les plus gros dealers d’oxycodon des Etats-Unis. Médicament dérivé d’opiacée, il est très facilement prescrit comme anti-inflammatoire pour un lumbago par exemple. Pris de façon chronique, il produit les mêmes effets que l’héroïne et coûte bien moins cher. Trafic présentant peu de risques, les trois étudiants se sont littéralement gavés durant des années avant que la DEA ne réagisse. Les laboratoires et les pharmaciens étaient ravis de l’explosion des ventes dudit médicament, ainsi que les médecins totalement inconscients dans leurs prescriptions. C’est tout le système de santé qui a permis l’émergence de cette nouvelle drogue. Aujourd’hui plusieurs états sont complètement ravagés par une épidémie récente d’héroïnomanes dont quarante-cinq pour cent d’entre eux ont commencé avec l’oxycodon.
Je ne sais pas s’il était nécessaire que l’article ajoute un petit florilège de cocktails hyper-dangeureux que n’importe qui pourrait se procurer avec ou sans ordonnance dans n’importe quelle officine. Sans être rétrograde, que le magazine informe de moyens de défonce où le risque d’overdose est avéré me paraît totalement irresponsable.

+++ La défonce du consommateur - P.26
Pour le champagne gun, hyper bling bling!
Je cite : « Pour aider Cindy gorge sèche »

+++ C’est qui, lui? - P.46
Dirk Ahlborn, futur créateur de l’Hyperloop, un mode de transport capable de vous transporter de Paris à Marseille en moins de quarante minutes. Seul petit problème, il s’agirait que les populations se déplacent dans des tubes qui relieraient dans le ciel les destinations entre elles. On se demande bien à quoi ressemblerait la planète... Une montagne russe géante fleurirait la terre ? Flippant !

+++ Le saviez-tu?  Elle n’aura rien - P.58
L’article nous révèle qu’une partie non négligeable des évadés fiscaux de Panama Papers fuyait leur pire ennemi après le fisc, leur ex-femme. On y apprend, information importante tout de même, que les contrats de mariage sont désormais inutiles. Armée d’un bon avocat, une femme peut presque totalement dépouillé son époux lors du divorce, même s’il s’était protégé juridiquement avant les noces.

+++ Caniveaux Langue de pute - P.60
Pour apprendre que l’idole de mon adolescence, j’ai nommé James Dean, prenait son pied en se faisant écraser des cigarettes autour du pénis dans des boîtes échangistes. L’article porte bien son nom. Inutile.

 

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