Mamie Van Doren, the sweden Holywood pin-up

Archives

Merci à Simon Libérati pour m’avoir fait découvrir Mamie Van Doren et son autobiographie Hollywood Flash-back.

Si Mamie n’a pas marqué l’histoire du cinéma, sa poitrine a laissé une trace indélébile dans le souvenir de Simon Libérati. Il nous en faisait part dans le Lui du mois dernier.

Le témoignage d’Hollywood qu’elle livre dans ses mémoires est justement fascinant car elle a été une actrice de second ordre.

Joan Orlander, de son vrai nom, est d’origine suédoise. Elle a démarré sa carrière dans les années cinquante, dans l’ombre très proche de Marylin Monroe qu’elle a d’ailleurs croisée plusieurs fois, et aux côtés de Jayne Mansfield, devenue plus célèbre qu’elle car décédée jeune dans un accident de voiture.

Au travers de ses débuts au studio Universal, on découvre la vie des stars en herbe. Lorsqu’elles n’avaient pas encore signé de films, celles-ci assistaient tous les jours à des master-class. L’usage était d’y apprendre à monter à cheval, à manier l’épée, à chanter, à danser, à se tenir comme rois et reines. Elle y croise notamment Clint Eastwood alors totalement méconnu. 

On y découvre aussi comment chaque studio développait son propre soutien-gorge pour mettre en valeur les poitrines de leurs pin up respectives.

Elle évoque avec légèreté et sincérité les promotions canapé auxquelles elle a parfois pris du plaisir selon les partenaires. Elle n’en fait pas toute une histoire et aborde ses souvenirs sexuels et amoureux avec beaucoup de décontraction. Pour celles ou ceux qui ont rêvé de Steve Mac Queen, elle brise le mythe avec affection, elle a été sa maitresse durant plusieurs années. Courtisée par le jeune James Dean, elle est passée à côté et l’a regretté. Son amitié avec Clark Gable a été d’une infinie tendresse. Harcelée par Frank Sinatra, tout en lui résistant ils ont fini par devenir bons amis. Proche de Warren Beatty, elle en fait un portrait bien croustillant.

La façon dont elle vivra ses traversées du désert est saisissante. Les actrices pin-up étaient souvent chanteuses et heureusement. Lorsqu’elle n’avait pas de film en projet, Mamie sillonnait l’Amérique avec son tour de chant et son orchestre. Elle ira même jusqu’à chanter pour les boys au Vietnam et ce qu’elle en raconte est très touchant.

Mamie a été et est encore aujourd’hui une femme heureuse. Elle n’a pas marqué l’histoire du cinéma certes, mais ses parents ont toujours été présents sans être intrusifs et on comprend que cela l’ait correctement construite. C’est ainsi qu’elle a accueilli Hollywood comme une chance une qui ne saurait durer, mais qui arrivait à peu d’élue. Elle a traversé la vie avec son lot d’épreuves,  mais elle ne s’en plaint jamais.
Elle raconte le privilège d’avoir appartenue à ce monde. Lorsqu’elle témoigne des célébrités qu’elle a rencontrées, elle le fait avec bienveillance et justesse. Elle dit aussi très bien comment l’arrivée de la culture hippie a mis fin à son monde de fourrures et de limousines, elle a regardé ce monde changer dans un vertige personnel mais toujours avec bonté.

Un an après la mort de Marylin, en pleine nuit, tous les flics et les ambulanciers que comptait Los Angeles ont débarqués chez Mamie.
La rumeur disait que comme son ainée, Mamie s’était suicidée. Mamie était en pleine forme. Furieuse, elle renvoya manu militari tout ce petit monde.
Non Mamie ne s’était pas suicidée. Son succès relatif l’avait  épargné du trop plein de lumière qui aurait pu la brûler.
Mamie a vécu Holywood comme une belle aventure et sa poitrine reste inoubliable dans plusieurs mémoires j’en suis sûre.

Pour ceux qui souhaiteraient lire Hollywood Flash-back, je l’ai trouvé d’occasion sur Amazon.

Hollywood Flash-back de Mamie Van Doren, 1989, Editions Aqui, 289 pages

Ajouter un commentaire

CAPTCHA

This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.